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10/02/2026 - El Watan - Algérie
Réunis, hier à Alger, autour de la problématique du cancer en Algérie, de nombreux professionnels de la santé et d’autres secteurs connexes étaient unanimes à placer la prévention et le dépistage en première ligne de la lutte contre cette lourde maladie qui touche souvent la catégorie la plus active de la population.
Comme chaque année, la Journée mondiale de lutte contre le cancer (qui coïncide avec la date du 4 février) permet de faire une halte pour de nombreux professionnels de la santé pour faire le bilan de ce qui a été réalisé sur le terrain en matière de lutte contre le cancer, d’essayer de comprendre pourquoi le nombre de nouveaux cas augmente chaque année, de nombreux malades arrivent de l’intérieur du pays avec un stade métastatique et pourquoi les politiques de prévention restent en deçà de ce qui est attendu.
Autant de questions auxquelles un panel de professeurs d’oncologie, de pneumologie, de neurologie, de pédiatrie, d’urologie, de gastrologie et de radiologues ont tenté d’apporter des réponses, à travers un débat de niveau organisé, hier à Alger, par le ministère de la Santé, sous le slogan : « Tous contre le cancer ». Dans une allocution d’ouverture lue en son nom par le Dr Djamel Fourar, directeur général de la prévention et de la promotion de la santé, le ministre de la Santé, Mohamed-Seddik Aït Messaoudene, a qualifié le cancer comme un défi sanitaire croissant et la lutte contre cette maladie de «priorité majeure». Il a évoqué les quatre axes sur lesquels repose la stratégie du gouvernement en matière de prévention et de lutte contre le cancer, citant en premier lieu la prévention, puis le dépistage précoce, la prise en charge thérapeutique et la recherche scientifique.
Des axes qui doivent être soutenus, a-t-il, souligné, par une politique de sensibilisation sur le changement des habitudes alimentaires, les dangers de la sédentarité et de l’obésité, pour mieux réduire les facteurs de risque et de dépistage précoce des cancers du sein et du col de l’utérus, qui sont les plus fréquents. Le ministre a aussi parlé«du renforcement des unités sanitaires spécialisées, de la fourniture de médicaments et des équipements modernes, de la formation, la recherche scientifique et la coopération avec les universités dans le but d’améliorer la prévention et le traitement », avant de conclure que la lutte contre le cancer « est une responsabilité collective ».
Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Algérie, Phanuel Habimana, a affirmé que comparativement à de nombreux pays africains, l’Algérie «a franchi des pas importants dans le domaine de la lutte contre le cancer à travers l’introduction de la vaccination contre l’hépatite, le renforcement des programmes de prévention et de lutte contre le cancer du sein et l’investissement dans les centres de radiothérapie et d’oncologie». Il a loué la mise en place d’un registre national du cancer qui a permis de recenser 56 319 nouveaux cas de cancer par an en 2023, avec une prédominance des cancers de la prostate, du côlon, de la vessie et de l’estomac chez les hommes, et chez les femmes les cancers du sein, du col de l’utérus, du côlon, des ovaires, de la thyroïde et de l’estomac. Il a noté des «progrès importants comme l’introduction du vaccin contre l’hépatite B et rappelé l’appel de l’OMS à une action coordonnée pour le dépistage et le partenariat avec les universités».


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