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10/02/2026 - GAVI - Suisse
Face à la détection d’un poliovirus dérivé de type 3 dans le nord du pays et au Tchad voisin, le Cameroun a lancé des campagnes de vaccination d’urgence d’une ampleur exceptionnelle. Objectif : stopper la circulation du virus, protéger les enfants les plus vulnérables et renforcer la couverture vaccinale dans les zones à risque.
C’est ainsi que les enfants de Maroua, dans le nord du Cameroun, ont accueilli le vaccinateur Abdoulahi Sounanya début décembre, se pressant autour de lui avec enthousiasme. La scène est familière lors des campagnes de vaccination de routine. Mais cette fois-ci, le contexte était différent. Quelques semaines plus tôt, les autorités sanitaires ont confirmé la détection d’un poliovirus dérivé de type 3 au Cameroun et au Tchad voisin – un virus capable de provoquer des paralysies irréversibles s’il circule dans des communautés insuffisamment protégées.
Dans ce contexte, le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) demeure un outil central pour interrompre rapidement la transmission de la polio. Administré sous forme de gouttes, il agit directement dans l’intestin, là où le virus atténué se multiplie, ce qui permet de protéger non seulement l’enfant vacciné, mais aussi l’ensemble de la communauté. Dans de rares situations où trop peu d’enfants sont vaccinés, le virus affaibli contenu dans le vaccin peut circuler et évoluer, ce qui explique l’apparition de poliovirus dits « dérivés du vaccin ». Ce risque disparaît lorsque la couverture vaccinale est élevée : plus les enfants sont vaccinés, plus le vaccin oral est sûr et efficace, et plus il rapproche les pays de l’éradication définitive de la polio.
Sans attendre, Abdoulahi Sounanya a pris le temps d’expliquer aux parents, en fulfulde – la langue véhiculaire de la région – le danger que représentait cette nouvelle souche, avant de commencer à vacciner les enfants.
« L’annonce de la détection du poliovirus dérivé de type 3 a incité de nombreux parents à faire vacciner rapidement leurs enfants », explique-t-il à VaccinesWork lors d’un entretien téléphonique. « J’ai vacciné des enfants dans au moins cinquante foyers chaque jour pendant les quatre jours qu’a duré la campagne. »


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