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04/03/2026 - Fraternité matin - Côte d'Ivoire
Le premier responsable de l'Ica s'est confi é à Fraternité Matin à quelques mois de la célébration du cinquantenaire de l'institution sanitaire.
Quels sont les défis qui ont particulièrement marqué l’année 2025 à l’Institut de cardiologie d’Abidjan (Ica) ?
Je dirais qu’il y a trois défis majeurs qui ont marqué l’Ica au cours de l’année 2025. Le premier défi concerne la rénovation de nos chambres d’hospitalisation. À ce niveau, je voudrais, dès l’entame, exprimer toute ma gratitude à notre ministre de tutelle, le ministre Pierre Dimba, et lui rendre hommage pour sa reconduction, qui est la preuve du bon travail qu’il abat à la tête de ce département ministériel. Grâce à son engagement, l’Ica retrouve de la fraîcheur. Toutes nos chambres d’hospitalisation ont été rénovées. Aujourd’hui, lorsque vous y entrez, elles n’ont rien à envier aux établissements privés, je dirais même à des structures cinq étoiles. Le deuxième défi majeur a été l’acquisition, toujours grâce à notre ministre, d’une Irm et d’un scanner cardiaque. L’Institut souffrait jusque-là de l’absence de ces équipements, pourtant indispensables dans la prise en charge moderne des maladies cardiovasculaires. En 2025, nous avons pu combler ce manque, et nous en sommes particulièrement reconnaissants. Le troisième défi concerne notre mission académique. L’Institut de cardiologie est, certes un hôpital, mais c’est aussi un Institut de recherche et d’enseignement. Nous avons pu nous doter d’un amphithéâtre de 100 places, ce qui représente pour moi une avancée majeure. Cela nous permet de transmettre le savoir et de former les générations futures. Bien sûr, beaucoup de choses ont été réalisées, mais ce sont ces trois points que je considère comme les faits majeurs de l’année 2025.
L’Ica célèbre ses 50 ans d’existence. Que représente aujourd’hui cet âge pour l’institution ?
Cinquante ans, c’est déjà un demi-siècle. C’est surtout la preuve que nos pères bâtisseurs ont été des visionnaires en dotant la Côte d’Ivoire d’un outil de cette envergure. Aujourd’hui encore, cinquante ans après son inauguration, l’Institut demeure une référence, une structure de pointe, alors même que l’essentiel du bâtiment date de 1976. Ces cinquante années représentent avant tout un hommage et une reconnaissance à ceux qui nous ont précédé et qui ont pensé cet Institut. Je tiens ici à citer le Président Félix Houphouët-Boigny, de vénérée mémoire, ainsi que le professeur Edmond Bertrand, premier directeur général de l’Institut. Grâce à eux, cet hôpital a été mis à la disposition des populations de Côte d’Ivoire et de la sous-région. En cinquante ans, plus d’un million de patients y ont été pris en charge. Sur le plan de la formation, plus de 250 cardiologues, issus de plus de 20 pays, y ont été formés et mis au service des populations pour la prise en charge des maladies cardiovasculaires. Célébrer ces cinquante années, c’est donc honorer le passé tout en se projetant résolument vers l’avenir.
Quelles sont les différentes articulations de ce cinquantenaire ?
Nous avons souhaité que le cinquantenaire se déroule sur une période symbolique de 50 jours, avec de nombreuses activités prévues. Il y aura notamment des campagnes de dépistage des maladies cardiovasculaires que nous allons organiser dans la plupart des régions de la Côte d’Ivoire. Nous avons commencé ce travail dès l’année dernière dans la région du Hambol, et notre ambition est de parcourir plusieurs autres régions du pays afin de dépister les maladies cardiovasculaires au plus près des populations. Nous allons également faire revenir certains de nos anciens élèves, formés ici à l’Ica, et qui occupent aujourd’hui des postes de responsabilité dans leurs pays respectifs.


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