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12/03/2026 - Agence Presse Sénégalaise - Sénégal
Dakar, 12 mars (APS) – Le Sénégal ne dispose actuellement que de trois néphrologues pédiatres en activité pour assurer la prise en charge de l’ensemble des enfants atteints de maladies rénales sur le territoire national, a fait savoir le spécialiste Younoussa Keita.
“La situation de la prise en charge des maladies rénales chez l’enfant est marquée par l’insuffisance importante de spécialistes en néphrologie pédiatrique dans le pays, particulièrement au niveau des régions. À l’heure actuelle, le Sénégal ne compte que trois néphrologues pédiatres en activité”, a notamment déclaré le chef de l’unité néphrologie pédiatrique du seul centre dédié du pays sis à l’hôpital Abass Ndao, à Dakar.
Le professeur Younoussa Keita s’exprimait dans un entretien accordé à l’APS, à la veille de la Journée mondiale du rein commémorée chaque année le deuxième jeudi du mois de mars.
L’édition de cette année porte sur le thème “La santé rénale : prendre soin de tous, tout en protégeant la planète”.
Deux jeunes spécialistes sont actuellement en formation, ce qui devrait contribuer, selon lui, à renforcer les capacités nationales dans la prise en charge des maladies rénales chez l’enfant.
Concernant les facteurs favorisant la survenue des maladies rénales chez l’enfant, le spécialiste fait observer qu’elles sont identifiées dans la majorité des cas, “qu’elles soient aiguës ou chroniques”.
Parmi ceux-ci, figurent les infections à streptocoques, les surinfections de la gale favorisées par la promiscuité, ainsi que les infections à plasmodium, responsable du paludisme.
Le néphrologue pédiatre cite également la déshydratation et les épisodes diarrhéiques, souvent liés à des maladies associées à une hygiène des mains insuffisante.
S’agissant des facteurs à risques, les infections urinaires, particulièrement fréquentes chez les filles, notamment en milieu scolaire, peuvent aussi favoriser l’apparition de complications rénales, selon lui.
Le praticien alerte également sur “les mauvaises habitudes alimentaires”, qui jouent un rôle non négligeable dans la survenance de maladies rénales chez l’enfant.
“Une consommation excessive d’aliments riches en sucre ou en sel, par exemple, entraînant le surpoids et l’obésité, accroît le risque de maladies rénales auprès de cette tranche de la population”, a-t-il dit.


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