Ce site utilise des cookies afin d'améliorer la navigation et mesurer la fréquentation. Pour en savoir plus, cliquez ici

bannière promotionnelle

Revue de presse de APIDPM Santé tropicale

Fuite des compétences médicales - Un défi économique pour le pays

15/03/2026 - La presse - Tunisie

La répercussion de l'exode des cardiologues tunisiens ne se limite plus au domaine médical : il génère des coûts directs et indirects pour l'Etat et les ménages, fragilise les hôpitaux et alourdit le recours au secteur privé. Face à cette fuite de compétences stratégiques, experts et décideurs appellent à une gestion économique et structurée de la formation, de l'offre de soins et de la diaspora médicale.

Le départ des cardiologues tunisiens prend aujourd'hui une dimension économique préoccupante. Cette fuite des compétences médicales commence à peser concrètement sur les finances publiques et sur le pouvoir d'achat des ménages. Longtemps perçu comme un phénomène conjoncturel ou strictement sectoriel, cet exode révèle désormais des fragilités structurelles du système de santé, dont les répercussions dépassent le seul champ médical.
En effet, chaque spécialiste formé puis parti à l'étranger représente un investissement public non valorisé et une capacité de soins en moins pour le territoire. Cette raréfaction des compétences se traduit progressivement par un allongement des délais de prise en charge, un recours accru au secteur privé souvent plus coûteux et, dans certains cas, par des évacuations sanitaires vers l'étranger.

Un impact économique concret

L'exode des cardiologues tunisiens n'est plus une question théorique. Il s'impose désormais comme un véritable enjeu de sécurité sanitaire, aux répercussions économiques bien réelles. Dans ce contexte, Dr Lilia Zakhama, professeure en cardiologie, cheffe du service de cardiologie de l'hôpital des Forces de sécurité intérieure La Marsa, et vice-doyenne, directrice des études à la Faculté de médecine de Tunis (Université de Tunis El Manar), a déclaré que cette dynamique appelle aujourd'hui à une lecture stratégique dépassant le seul champ médical.

Lorsqu'un cardiologue formé localement quitte le pays, l'Etat perd non seulement un capital humain précieux, mais également une capacité de prise en charge essentielle. A cette perte directe viennent s'ajouter des coûts indirects, souvent sous-estimés, tels que des diagnostics tardifs, des complications cardiovasculaires évitables ou encore des transferts vers le secteur privé et vers des soins à l'étranger. Autant de situations qui génèrent des dépenses supplémentaires, tant pour les finances publiques que pour les ménages. La spécialiste a, d'ailleurs, souligné que le coût réel de ces dérives demeure encore insuffisamment documenté.

Lire la suite sur le site La presse

Retour - Liste des articles

encart

encart

encart
Médecins généralistes - Rejoignez l'École du Diabète de la FID en collaboration avec la Global Health Unit de Sanofi

encart
Éducateurs et éducatrices en diabétologie - Rejoignez l'École du Diabète de la FID en collaboration avec la Global Health Unit de Sanofi

annonce
L’Autorité Ivoirienne de Régulation Pharmaceutique rappelle que seul le pharmacien est habilité à délivrer des médicaments sûrs, conformes et adaptés à vos besoins.

encart_produit
#SelfCareIs
#SelfCareIsHealthcare

Des outils pour éduquer les patients

👉 FMC Paludisme - Strides


encart_produit

CONTACTEZ-NOUS

Adresse

Téléphone

CARTE DU SITE

Revue MAF

Revue OST

Actualités

Rubriques spécialités

Webinaires

Espaces labos

Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !