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15/03/2026 - L'Express - Maurice
Les chiffres récents du Registre national du cancer 2025 sont sans équivoque : le nombre de cas de cancer à Maurice est passé de 2 841 à 3 362 en un an, marquant une hausse significative. Plus préoccupante encore, l’augmentation des cas chez les jeunes et la part importante du cancer dans la mortalité prématurée soulignent l’urgence d’une réponse adaptée et stratégique.
Chaque jour, environ 70 séances de chimiothérapie sont administrées au sein des services nationaux de lutte contre le cancer. Ces chiffres traduisent l’ampleur de la mobilisation médicale. Pourtant, un aspect fondamental demeure souvent dans l’ombre : la manière dont les décisions de traitement sont prises. Or, c’est précisément cet élément qui peut transformer radicalement le parcours et l’évolution d’un patient.
Selon Fuad Salie, Head du C-Care Cancer Centre, certaines idées reçues persistent autour du cancer. Tout d’abord, l’idée que le traitement vise toujours à guérir est inexacte : pour certains cancers avancés, l’objectif est de contrôler la maladie et de préserver la qualité de vie. «De plus, plus de traitements ne signifie pas nécessairement une meilleure issue : la médecine de précision souligne que l’excès de traitement peut être dommageable. Enfin, le suivi post-thérapeutique est essentiel et ne doit pas être négligé, car il inclut la gestion des effets secondaires, le soutien psychologique et le risque de rechute.»
Quand les soins ne sont pas intégrés, le trajet du patient se résume à une série d’étapes mal connectées. Cela engendre des délais, des contrôles répétitifs et parfois même des traitements excessifs. Cela résulte en une expérience stressante générant confusion et fatigue émotionnelle tant pour les patients que pour leurs familles.


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