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Odonto-Stomatologie tropicale

Publié en Français dans Odonto-Stomatologie tropicale Volume 29 - Mars 2006 pages 34-40

La prothèse maxillo-faciale : un enjeu en santé publique   Article Open access   La prothèse maxillo-faciale : un enjeu en santé publique est évalué 2,5 étoiles par les abonnés APIDPM Santé tropicale

Auteurs : C. BOU, P. POMAR, J.L. MIQUEL, P. POISSON - France


Résumé

Position du problème : La face peut faire l’objet d’une mutilation suite à une perte de substance acquise ou congénitale. Elles peuvent être à l’origine d’une destruction de l’identité, et entraîner certaines formes d’exclusion, nécessitant une reconstruction chirurgicale et parfois prothétique. La Prothèse Maxillo-Faciale (P.M.F.) se définit comme l’art et la science de la reconstruction artificielle du massif facial. La demande des patients pour ce type de prothèse est sans cesse croissante avec le développement de nouveaux matériaux et de nouvelles méthodologies et techniques.
Méthodes : A Toulouse, le CHU de Rangueil possède une consultation de prothèse maxillo-faciale rattachée au Service d’Odontologie. Une étude descriptive exhaustive à visée rétrospective va nous permettre à partir de l’ensemble des dossiers des patients vus en consultation de juillet 1996 à juillet 2002, de comprendre les caractéristiques de ces derniers, mais également quantifier la dialectique de la satisfaction des besoins pour la réhabilitation de ces pertes de substance maxillo-faciale.
Résultats : De juillet 1996 à juillet 2002, 215 dossiers de patients ont été traités. La répartition des patients en fonction du sexe met en évidence une prévalence masculine de 66 %. L’analyse de la répartition du sexe pour les différentes étiologies, montre que les pathologies tumorales concernent préférentiellement les hommes, et cette différence est plus marquée avec les traumatismes et notamment les tentatives d’autolyse. Au total 401 prothèses maxillo-faciales ont été réalisées, dont 116 épithèses faciales (nouvelles prothèses ou renouvellement de prothèse).
Conclusion : Les pertes de substance faciale qu’elles que soient leurs étiologies représentent un véritable problème de santé publique. La prothèse maxillo-faciale va permettre une surveillance cancérologique du site, tout en offrant un traitement ambulatoire. Et par delà son aspect artisanal ou empirique elle doit prendre sa place en médecine du fait de l’ensemble des réhabilitations qu’elle apporte tant sur le plan esthétique, que psychologique, mais aussi et surtout fonctionnel.

Abstract

Background : Acquired or congenital loss of structure can cause facial deformity. This can destroy identity and lead to certain forms of exclusion. Surgical and sometimes prosthetic reconstruction is required. The Maxillofacial Prosthesis (P.M.F) can be defined as the art and science of artificial reconstruction of facial bones. There is a continual increase in patient demand for this type of prosthesis with the development of new materials, methodologies and techniques.
Methods : In Toulouse, the Rangueil University Hospital houses a maxillofacial prosthesis consultation facility linked to the Odontology Service. An exhaustive descriptive study carried out retrospectively on the basis of the files of all patients examined between July 1996 and July 2002 will provide us with an understanding of patient characteristics and also enable us to quantify the level of satisfaction of requirements for rehabilitation of these losses of maxillofacial structure.
Results : 215 patient files were processed between July 1996 and July 2002. Separating the patients by sex shows a male prevalence of 66 %. An analysis of variations between male and female patients for different aetiologies shows that tumour pathologies are more common in men and that this distinction is all the more marked as regards traumatic facial injuries and in particular suicide attempts. In total, 401 maxillofacial prostheses were carried out, including 116 facial epitheses (new prostheses or renewal of prosthesis).
Conclusion : Loss of facial structure, whatever its aetiology constitutes a real public health issue. The maxillofacial prosthesis will allow cancer monitoring of the site while at the same time offering out patient treatment. Above and beyond its crafted or empirical aspect, it should find its place in medicine thanks to the overall scope of the rehabilitation that it can offer from both an aesthetic point of view but also a the psychological one, but above all from a functional perspective.

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