23/11/2025 - Sidwaya - Burkina Faso
Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, assisté de son collègue de la Santé, Robert Lucien Kargougou, a aminé une conférence de presse pour donner des informations relatives à l’opérationnalisation du Régime d’assurance maladie universelle, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou.
L’une des politiques majeures du gouvernement en matière de protection sociale est l’Assurance maladie universelle. Elle permet aux assurés de bénéficier de soins de santé de qualité sans que ceux-ci ne constituent un fardeau. Ainsi, dans le cadre de l’opérationnalisation du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU), le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, assisté de son collègue de la Santé, Robert Lucien Kargougou, a animé une conférence de presse, le vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou.
Ils ont donné des informations sur les contours de ce dispositif majeur de protection sociale. Le ministre Traoré a rappelé que la santé et la sécurité sociale constituent une préoccupation centrale pour le gouvernement du Burkina Faso, qui bien que garanties par la Constitution, demeurent confrontées à de nombreux défis. Selon lui, moins de 10 % de la population bénéficie actuellement d’une couverture sociale, tandis que les dépenses directes des ménages en soins de santé atteignent 34 %, bien au-delà de la norme maximale de 20 % fixée prescrite par l’Organisation mondiale de la santé.
« La mise en œuvre du RAMU permettra à chaque citoyen vivant au Burkina de se soigner sans risque de s’appauvrir, en cas de maladie ou de maternité », a-t-il confié. Et de préciser que ce régime ne remet pas en cause les mutuelles sociales existantes, mais prévoit un mécanisme d’articulation avec elles. De son avis, la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) n’exclut point la souscription volontaire à une assurance commerciale complémentaire. Le ministre chargé de la Protection sociale a indiqué que le RAMU se présente comme une réponse structurante.
Il a annoncé le début des prestations pour le 1er février 2026. Elles concernent entre autres, a-t-il cité, les consultations, les examens cliniques et biologiques, les interventions chirurgicales, les soins relatifs au suivi de la grossesse, à l’accouchement et aux suites de couches, les hospitalisations, les soins en ambulatoire, les explorations fonctionnelles, la radiologie et l’imagerie médicale. La rééducation fonctionnelle et la kinésithérapie, le transport médicalisé des malades vers les établissements de santé et la consultation de médecine traditionnelle agréée sont aussi pris en compte.
Ces soins seront administrés dans toutes les structures de santé publiques et privées avec lesquelles la CNAMU aura signé des conventions de partenariat. Concernant les modalités de contribution au RAMU, le conférencier a expliqué que les agents publics de l’Etat ainsi que les travailleurs salariés et assimilés cotisent 5 % de la rémunération brute, répartis à parts égales 2,5% au compte de l’employeur et 2,5% au compte du travailleur.
« Les travailleurs indépendants du secteur formel cotisent 15 000 francs CFA par mois.


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