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Revue de presse de APIDPM Santé tropicale

Mortalité maternelle : pourquoi l’Afrique subsaharienne reste l’épicentre d’une tragédie évitable

15/03/2026 - Afrik.com - Sénégal

En mai 2025, le Dr Sennen Hounton, directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, rappelait que plus de 70 % des décès maternels dans le monde surviennent en Afrique subsaharienne. Neuf mois plus tard, alors que les coupes dans l’aide internationale produisent leurs premiers effets dévastateurs, ce constat n’a fait que se durcir. Retour sur les ressorts d’une hécatombe que rien, en l’état, ne semble pouvoir enrayer.

Le 5 mai 2025, lors d’un webinaire organisé par le REMAPSEN à l’occasion de la Journée internationale de la sage-femme, le Dr Hounton posait des chiffres sans appel : environ 712 femmes meurent chaque jour dans le monde de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. Sur les 260 000 décès maternels recensés en 2023 par le rapport interagences OMS/UNICEF/UNFPA/Banque mondiale, 182 000 sont survenus en Afrique subsaharienne,soit 70 % du total mondial. Dans la seule région d’Afrique de l’Ouest et du Centre, une femme meurt toutes les quatre minutes. Pour chaque décès, 20 à 30 femmes souffrent de complications graves entraînant des handicaps durables.

Le ratio de mortalité maternelle illustre l’ampleur du fossé : 346 décès pour 100 000 naissances vivantes dans les pays à faible revenu, contre 10 dans les pays riches. Le Soudan du Sud (1 223), le Tchad (1 063) et le Nigeria (1 047) affichent les taux les plus élevés de la planète.

Des causes médicales, un désert sanitaire

Les pathologies qui tuent ces femmes – hémorragie post-partum, éclampsie, infections, complications de l’avortement à risque, travail dystocique – sont traitées en routine dans les hôpitaux du Nord. Par contre, en Afrique subsaharienne, elles deviennent mortelles en raison d’un enchaînement de carences que la santé publique a formalisé sous le modèle des « trois retards » : retard dans la décision de consulter, souvent lié à la méconnaissance des signes de danger et aux pesanteurs culturelles ; retard pour atteindre un centre de soins, faute de routes et de transports ; retard dans la prise en charge, du fait de structures sous-équipées et d’un personnel insuffisant.

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